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Grand-Est
03 octobre 2025

[Portrait] Alexandra, maîtresse de maison : « Je n’ai plus mal au ventre en allant travailler »

Il y a des métiers que l’on découvre par hasard et qui deviennent une évidence. Ancienne auxiliaire de vie et assistante maternelle, Alexandra Gittinger est aujourd’hui maîtresse de maison à la MECS Saint François d’Assise de Strasbourg. Elle ouvre un nouveau chapitre professionnel, heureuse d’avoir trouvé sa place auprès des jeunes et de l’équipe. Elle nous raconte.

Alexandra Gittinger

Des journées bien remplies

Je commence ma journée à 6h30 en consultant les transmissions et les mails. Je regarde le planning, les différents rendez-vous des jeunes. Très vite, ils se réveillent : ils doivent s’habiller, ranger un peu leur chambre et prendre leur petit-déjeuner sans oublier le brossage les dents. Je m’assure qu’ils n’ont pas de moustache ! Ensuite, on part pour l’école.

Je fais aussi attention à leur confort : avec la chaleur qu’on a connu cet été, j’ouvrais grand les fenêtres pendant une heure le matin avant de fermer les volets pour garder la fraîcheur dans les chambres. Vient ensuite l’heure du grand ménage, de la cuisine et du linge.

Arrive déjà l’heure de finir, à 15h30. Je ne vois pas le temps passer !

Un déclic inattendu

Lorsqu’on m’en a parlé, je ne connaissais pas ce métier, je pensais qu’il n’y avait que des éducateurs dans les MECS. Quand j’ai eu quelqu’un de la fondation au téléphone puis lors de mon entretien, je me suis dit : « C’est ici que je veux travailler ».

Le lien avec les jeunes

Ce que j’aime dans mon métier, c’est le contact avec les jeunes, les petites attentions, les moments partagés. Certains demandent chaque matin leur câlin, alors qu’au début ils me regardaient avec méfiance. Je les laisse venir à moi, créer ce lien de confiance. Comme je n’ai pas eu une vie pas facile, je crois que ça m’aide parfois à comprendre leur réaction.

Un jour j’ai réussi à calmer un enfant en grande détresse qui voulait se faire mal. Pouvoir l’aider à retrouver son calme, ça donne tout le sens à ce que je fais.

Les besoins des jeunes

Je dirais qu'ils ont un énorme besoin d’attention et malheureusement, on n’a pas toujours les moyens humains pour y répondre. Beaucoup veulent être proches de leurs parents, même si la relation est compliquée.

En MECS, il faut avant tout être à l’écoute des enfants, mais aussi de ses collègues. On apprend à être attentif aux besoins. On aimerait pouvoir offrir encore plus de présence et de soutien.

Le mot de la fin !

Je suis enchantée par mon travail et je suis aussi très intéressée par l’histoire de la fondation. Bien sûr, il y a des journées difficiles, mais je n’ai plus mal au ventre en allant travailler.